Nom du blog :
8enrichir
Description du blog :
Atelier d'écriture virtuel, destiné aux écrivants de l'atelier de Chatou.
Catégorie :
Blog Enfants
Date de création :
26.04.2020
Dernière mise à jour :
27.04.2020
>> Toutes les rubriques <<
· Gérald P. (1)
· Anne-Marie D. (1)
· Françoise M. (1)
· Ariane F. (1)
· Monique P. (1)
· Philippe M. (1)
· Véronique G. (1)
· Véronique F. (1)
· Colette A. (1)
· Marysa S. (1)
Accueil
Gérer mon blog
Créer un blog
Livre d'or 8enrichir
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
· 8. Enrichir d'images personnelles un texte terne - RG
c'est très joli et émouvant.
Par daubanes anne mari, le 27.04.2020
colette. tu as respecté la consigne. bonne idée de faire penser un chien. tes images d'amour et d'attention so
Par Philippe D, le 27.04.2020
véronique g. je suis dans le hall du palace avec toi. tes actions imagées remplacent parfaitement les termes v
Par Philippe D, le 27.04.2020
gérald. tes actions imagées sont fortes. le mot tentacule nous entraine tout de suite dans les fonds marins. l
Par Philippe D, le 27.04.2020
françoise. très juste réactions d'une femme qui observe un animal. ton respect de la consigne est bon. ton dén
Par Philippe D, le 27.04.2020
.
Amour à mer
Gérald P.
Tu avais une carrure de soleil levant. Un phénix des fonds, servi par des tentacules ! de vrais ruisseaux de lave.
Quand tu coulais ton corps tel un flot de mercure, sur les rochers lisses comme de la porcelaine, je voyais tes ventouses, profondes comme des verres à moutarde (oui, oui, je fais collection de verres à moutarde qui tombent des bateaux).
A un moment j’ai vu que tu freinais des quatre trompes à eau, et j’ai voulu me jeter à ton cou. Mais tu as bougé, déroulant une tentacule après l’autre, au rythme d’un scaphandrier qui va son train de sénateur, puis des bouquets d’algues rougeoyantes t’ont masqué à mes yeux.
Le lendemain, tu es réapparu dans notre algueraie. Tu étais avec une poulpette rose, mais pas terrible. Elle n’avait pas la chaleur de volcan, fréquente chez ces petites céphalo-salopodes pré-pubères.
Ta poulpette rose-là ne laissait qu’une transparence de verre à moutarde (oui, oui, je sais, le verre à moutarde est ma référence), et ses tentacules remuaient à la vitesse des hélices de bateau, ce qui ne collait pas avec ton rythme plutôt baleinophile.
Vous aviez l’air d’être amoureux, mais vous n’étiez ni de jour ni de nuit, toi patriarche tacheté, elle jeunette light-laiteuse. Vous dénotiez autant qu’un requin marteau amoureux d’un verre à moutarde (oui, oui). Et j’ai muselé ma petite voix, car je sentais que j’aurais pu me jeter sur ta poulpette, l’étouffer et à la mordre avec mon bec.
Un autre jour, je laissais mes oculus aux aguets sur la trace marquée par ta salive. Et alors je t’ai vu danser la gigue au lieu de faire ton glissendo habituel, et tu venais en sens inverse. Est-ce que tu revenais de chez poulpette ? Avais-tu fait ta demande à ses parents ?
Tu n’avais rien d’un soleil levant. Je croyais voir un éléphant de mer qui avait du mal à digérer une anémone pas fraîche.
J’ai marché en crabe comme les jours de tempête et j’ai fait clignoter mon regard.
Là, tu as m’a fixée avec tes oculus de braise. Et pour moi, ça a été le signe que tu voulais me posséder, comme un bernard l’ermite qui prend coquille à sa mesure.
Tu t’es approché de moi comme jamais, et tu m’as enlacée de tes grands bras de lave. J’étais ta prisonnière, enfin, et j’aimais ça.
.
Gérald. Tes actions imagées sont fortes. Le mot tentacule nous entraine tout de suite dans les fonds marins. La poulpette est idéale de vérité bimbo.